top of page
Pink Sugar

ARTICLES

Une sélection des meilleurs textes sur ma démarche artistique.

 

Quand le réel bascule : les ambiguïtés poétiques de Corinne Thouvenin à Amiens,

par la rédaction d'Art Essentielle 13 mai 2026.

https://essentiel.media/quand-le-reel-bascule-les-ambiguites-poetiques-de-corinne-thouvenin-a-amiens/

Ambivalence, la lisière des possibles, par Agénore Thoré, commissaire d'exposition, le 9 mai 2026 :

https://www.artistescontemporains.org/evenements_artistiques/ambivalence-la-lisiere-des-possibles/

   Dans ce monde saturé d'images, où le zapping et le scrolling sont devenus une habitude. Nous oublions le plaisir simple et revigorant de la contemplation. L’artiste photographe Corinne Thouvenin nous fait renouer avec ce plaisir en usant de l’ambivalence visuelle. Plus exactement, de la paréidolie, un phénomène de double-lecture réel/imaginaire, fondé sur la manière dont notre cerveau décode son environnement.

Au premier abord, elle nous propose un jeu visuel : trouver le sujet caché, voir au-delà de la première apparence. Un décryptage amusant, à la portée de tous. Avec notre âme d’enfant, on se surprend à deviner ce que l’artiste a voulu faire ; et rapidement on se projette ; parfois même, on rêve.

En outre, en choisissant de privilégier l’équivoque sur l’univoque, mais aussi la suggestion sur la narration, l’artiste ouvre un espace d’interprétation où la lecture passive d’une photo n’existe pas. 

« Mes photographies se veulent à la fois l’expression de mon imaginaire d’artiste

et le miroir de l’imaginaire du spectateur. »

 

​   Dans chacune de ses photographies, Corinne Thouvenin photographie le réel et, en même temps, l’imaginaire. Elle utilise le réel comme une matière première qu’elle détourne et transfigure par un travail de mise en scène photographique. Autrement dit, sans montage photo ni intelligence artificielle. Ce faisant, elle rend visible la puissance onirique du réel, mais aussi sa plasticité et sa porosité.

Surtout, elle ancre dans notre esprit ceci : « Croire que l’on peut percevoir le réel de manière objective est une illusion.» ; « En photographie, le réel ne signifie rien car la photographie n’est jamais uniquement un procédé d’enregistrement du réel. » 
Ce propos est intentionnel. Elle use du détournement et de l’ambivalence pour nous le dire. De même, les titres de ses photos et ses paroles appuient son propos :

​​« J’ai titré certaines de mes séries Les Simulacres et Les Faux-semblants

pour montrer que la porosité entre le réel et l’imaginaire

est inhérente à la manière dont nous voyons

et à la photographie en tant qu’outil. »

​​   Enfin, Corinne Thouvenin joue aussi avec l’ambivalence pour montrer que le réel possède les germes d'une pluralité et d’une altérité sublimes ; et que les antipodes peuvent se ressembler car il existe une porosité entre le monde végétal et le monde animal ; entre les fleurs et les insectes ; entre le gigantesque et le minuscule… À l’instar des sujets que Corinne Thouvenin photographie, le réel n’est jamais dichotomique. La dichotomie n’est qu’une illusion, une vue de l’esprit.

Agénore Thoré, commissaire de l’exposition

©  Corinne Thouvenin - Site actualisé le 28-05-2026

bottom of page